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Enseignement » Outils et matériaux pédagogiques » Textes et sources sur la Révolution française » Textes tirés du Moniteur universel - octobre 1793

Institut d'Histoire de la Révolution Française (IHRF)

 

IHRF-IHMC
(UMR8066, CNRS/ENS/Paris 1)

 

Fondé en 1937 à l’initiative de Georges Lefebvre, l’Institut d'Histoire de la Révolution Française est rattaché à l’UFR d’Histoire (09) de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.
Présentation complète

 

17, rue de la Sorbonne

Esc. C, 3e étage

75005 Paris

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Chargé de communication

Opens window for sending emailAlexis Darbon

 

Bibliothèque

Lundi et mardi : 14 h – 17 h 30
Mercredi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 17 h 30
Jeudi : 9 h 30 – 13 h
Vendredi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 16 h
 

Thomas Corpet

Tél. : 01 40 46 33 70

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Accès direct à la bibliothèque

 

   
   

Textes tirés du Moniteur universel - octobre 1793

Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel N° 21 - le 21 du 1er moi, l’an 2e de la Rep. Fr. (Samedi 12 octobre 1793, vieux style) p. 89-90

 

Commune de Paris

 

Conseil général du 19 du premier mois

 

Le procureur de la commune donne connaissance au conseil-général des caractères auxquels on peut reconnaître les gens suspects et ceux à qui l’on doit refuser des certificats de civisme :

 

1° ceux qui, dans les assemblées du peuple, arrêtent son énergie par des discours astucieux, des cris turbulents et des menaces ;

 

2° Ceux qui, plus prudents, parlent mystérieusement des malheurs de la république, s’apitoient sur le sort du peuple, et sont toujours prêts à répandre de mauvaises nouvelles avec une douleur affectée ;

 

3° Ceux qui ont changé de conduite et de langage selon les événements ; qui, muets sur les crimes des royalistes, des fédéralistes, déclament avec emphase contre les fautes légères des patriotes, et affectent, pour paraître républicains, une austérité, une sévérité étudiées, et qui cèdent aussitôt qu’il s’agit d’un modéré ou d’un aristocrate ;

 

4° Ceux qui plaignent les fermiers et marchands avides contre lesquels la loi est obligée de prendre des mesures ;

 

5° Ceux qui, ayant toujours les mots de liberté, république et patrie sur les lèvres, fréquentent les ci-devant nobles, les prêtres contre-révolutionnaires, les aristocrates, les feuillants, les modérés, et s’intéressent à leur sort ;

 

6° Ceux qui n’ont pris aucune part active dans tout ce qui intéresse la révolution, et qui, pour s’en disculper, font valoir le paiement des contributions, leurs dons patriotiques, leur service dans la garde nationale, par remplacement ou autrement, etc. ;

 

7° Ceux qui ont reçu avec indifférence la constitution républicaine, et ont fait part des fausses craintes sur son établissement et sa durée ;

 

8° Ceux qui, n’ayant rien fait contre la liberté, n’ont aussi rien fait pour elle ;

 

9° Ceux qui ne fréquentent pas leurs sections, et qui donnent pour excuse qu’ils ne savent pas parler, et que leurs affaires les en empêchent ;

 

10° Ceux qui parlent avec mépris des autorités constituées, des signes de la loi, des Sociétés populaires et des défenseurs de la liberté ;

 

11° Ceux qui ont signé des pétitions contre-révolutionnaires, ou fréquenté des sociétés et des clubs anti-civiques ;

 

12° Les partisans de La Fayette et les assassins qui se sont transportés au Champ de Mars.

 

Le Conseil général, après avoir entendu lecture de ces signes caractéristiques, en ordonne l’impression.

 

 

Séance du 29 du premier mois p. 172

 

Ronsin, général :

 

1. Citoyens représentants, depuis que vous avez mis la terreur à l’ordre du jour, depuis que vous avez déclaré le gouvernement en état de révolution, le peuple, inspiré par votre exemple, s’est élevé à la hauteur de la révolution.

 

2. La liberté est partout triomphante ; au Nord, depuis Dunkerque jusqu’à Maubeuge, les satellites des tyrans ont appris qu’il était impossible de rendre esclave un peuple qui a juré d’être libre, et qui combat pour la défense de ses droits. Au Midi, les Espagnols ont mordu la poussière ; à l’Orient, Lyon n’est plus, et les royalistes qui défendaient cette ville rebelle cherchent inutilement leur statut dans la fuite ; partout la vengeance nationale saura les atteindre. A l’Occident, les rebelles de la Vendée ont été dispersés par les braves Français qui ont si glorieusement défendu la ville de Mayence ; ainsi le moment n’est pas loin où la révolution française, calomniée avec tant d’acharnement par nos ennemis, deviendra le signal de la régénération de tous les peuples, et de la chute des despotes de l’Europe.

 

3. Si la république est encore troublée par les malveillants, si, par des spéculations perfides, les accapareurs cherchent à affamer le peuple, qu’ils tremblent ; nous sommes pénétrés de cette grande vérité, que la liberté ne descend du ciel qu’au milieu des orages.

 

4. Les hommes du 14 juillet et du 10 août veillent au salut de la patrie ; ils sont debout, ils sont là, prêts à marcher pour l’exécution des lois révolutionnaires que votre sagesse dictera ; ils viennent jurer entre vos mains, législateurs, de périr tous plutôt qu’il soit porté atteinte à l’unité et à l’indivisibilité de la république.

 

5. Le Président : guerre aux aristocrates, aux fédéralistes, aux modérés ; paix et protection aux patriotes : voilà l’objet de votre institution. Vous atteindrez le but que la Convention s’est proposé en décrétant une armée révolutionnaire. Vos vertus et votre civisme lui en sont de sûrs garants.