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Enseignement » Séminaires et cours » 2017-2018 – Séminaire doctoral de l'IHRF –Révolution, République et Corruptions. 1789-1815 et au-delà

Institut d'Histoire de la Révolution Française (IHRF)

 

IHRF-IHMC
(UMR8066, CNRS/ENS/Paris 1)

 

Fondé en 1937 à l’initiative de Georges Lefebvre, l’Institut d'Histoire de la Révolution Française est rattaché à l’UFR d’Histoire (09) de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.
Présentation complète

 

17, rue de la Sorbonne

Esc. C, 3e étage

75005 Paris

Opens window for sending emailCourriel IHRF

Vous pouvez aussi nous suivre sur notre page facebook

 

Chargé de communication

Opens window for sending emailAlexis Darbon

 

Bibliothèque

Mardi : 14 h – 17 h
Mercredi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 17 h
Jeudi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 17 h
Vendredi : 9 h 30 – 13 h
 

Thomas Corpet

Tél. : 01 40 46 33 70

Opens window for sending emailbiblio.ihrf@univ-paris1.fr

Accès direct à la bibliothèque

 

   

2017-2018 – Séminaire doctoral de l'IHRF –Révolution, République et Corruptions. 1789-1815 et au-delà

Programme du séminaire doctoral (S1)
de l’Institut d’histoire de la Révolution Française

 

Sous la direction d'Annie Jourdan, Frédéric Monier et Pierre Serna

1er semestre 2017-2018

Télécharger le programme

Le mercredi de 17 h à 19 h

Salle Marc Bloch, escalier C deuxième étage,
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
17, rue de la Sorbonne, Paris 5e

Attention : l'accès en auditeur libre aux séminaires (et réunions) de l'IHRF est toujours possible. Cependant, en raison du plan Vigipirate, les personnes qui ne disposent pas de cartes d'étudiant ou professionnelles de Paris 1 doivent contacter Thomas Corpet à Opens window for sending emailbiblio.ihrf@univ-paris1.fr quelques jours avant chaque séance à laquelle elles souhaitent assister.

Contact : pierreserna@wanadoo.fr

Le beau titre du livre de Mona Ozouf, L’homme régénéré, dit à lui seul combien la corruption fut au cœur du processus révolutionnaire et comment la geste, commencée au mois de mai 1789 avait pour but de lutter spécifiquement contre ce qui était devenu un des marqueurs ontologiques d’un régime plus qu’ancien, en quasi putréfaction pour nombre d’acteurs radicaux prenant part à son effondrement.

225 ans plus tard, la corruption demeure un des poisons de la politique et fait le lit des populismes ou de lois plus ou moins efficaces de moralisation de la vie politique.

Qu’est-ce à dire ? Qu’il existerait une « nature » de la corruption inhérente à une autre « nature » humaine par-delà les générations et les régimes ? Ou que plutôt que de placer originairement la corruption, faut-il incriminer d’abord la politique dans ses jeux de liens, de vénalité, d’intéressement, d’influence, comme initiatrice de la corruption ? Ne faut- il pas plutôt d’emblée distinguer et différencier les types de corruptions, passives, actives, personnelles, collectives, morale, structurelle, et les contextualiser de façon précise par l’étude de leurs acteurs, autant que leur mode de dévoilement et de discussion dans l’espace public. Que vaut-il mieux ? Un pays qui est traversé de scandale lié aux phénomènes de corruptions qui parviennent à la connaissance du public ou bien un pays qui semble intègre et dont les élites cachent fort bien leurs délits par exemple ? Évidemment il vaut encore mieux un pays sans corruption, où la vertu s’impose à tous, mais est- ce là une utopie ou une dictature de la liberté, et où se trouve ce pays ? Les travaux fondamentaux d’Albert Mathiez en son temps avaient démontré combien le gouvernement révolutionnaire avait consacré une partie de son énergie à lutter contre les formes de la corruption, tout en vantant la vertu comme socle de la citoyenneté, et nombre d’historiens ne voient du Directoire que la corruption de ces élites sans retenir le programme de construction des mœurs républicaines tenté par les savants entre 1795 et 1799… C’est donc autant une réflexion sur la république et ses travers, mais aussi sur les acteurs et les actions de la corruption au temps de la Révolution et de la mise en place du Directoire qui occuperont nos séances cette année avec des spécialistes français et venus d’ailleurs pour évoquer l’engrenage de dysfonctionnements dans leurs dimensions conjoncturelle et structurelle.

De plus, cette année nous invitons une équipe de collègues contemporanéistes, travaillant depuis plusieurs années sur les pratiques de la corruption dans les républiques contemporaines. Puisque la Révolution française et les modèles républicains qui en sont l’héritage initient le monde contemporain, il peut être intéressant d’ouvrir l’arc chronologique et échanger sur les méthodes, les analyses et les résultats comparés de nos enquêtes, engagées depuis le 18e jusqu’au 20e siècle, et se donner le moyen d’étudier le fléau contemporain et originel de la cité républicaine dans ses formes spécifiques, fléau à éradiquer et renaissant différemment.


Semestre 1

Mercredi 4 octobre : Introduction : Corruptions et Républiques : une relation consubstantielle ?

Pierre Serna, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (IHRF-IHMC)

Mercredi 11 octobre : Corruption, altération et dégénération du corps social (fin xviiie-début xixe)

Claude Olivier Doron, Université de Paris Diderot

Mercredi 18 octobre : Vertu contre corruption, et le problème de l’amitié en révolution

Marisa Linton, Université de Kingston

Mercredi 25 octobre : La république « juste » contre la monarchie « arbitraire ». Réflexions sur l'échec du coup d'état de 1870 en Roumanie

Silvia Marton, Université de Bucarest, Sciences politiques

Mercredi 8 novembre : Contre-révolution et corruption (1789-1797)

Annie Jourdan, Université d’Amsterdam

Mercredi 15 novembre : Une jeunesse corrompue ? Violences, marginalités et excentricités des jeunes gens à Paris (1793-1797)

Clément Weiss, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (doctorant IHRF-IHMC)

Mercredi 22 novembre : La déclaration de revenus des Conventionnels : une réponse aux pressions sociales et politiques, ou un devoir d'exemplarité ?

Philippe Bourdin, Université de Clermont-Ferrand

Mercredi 29 novembre : Révolution, réinvention et corruption: la Compagnie des Indes sous la Révolution française (1789-1793)

Elisabeth Cross, Florida State University

Attention : cette séance se tiendra en visioconférence et aura lieu en salle U/V de l'ENS, au 45, rue d'Ulm, Paris 5e

Mercredi 6 décembre : Vertu, corruption et république chez Robespierre et Camille Desmoulins (printemps-été 1791)

Hervé Leuwers, Université de Lille

Mercredi 13 décembre : Du secrétaire-courtisan au fonctionnaire républicain. La nouvelle religion du serment contre la corruption des mœurs politiques (1789-1799).

Francesco Buscemi, université de Warwick (ancien doctorant IHRF-IHMC)

Mercredi 20 décembre : Fouché et Talleyrand. Deux hommes de la Révolution et de l’Empire entre intérêts privés et service de l’État

Emmanuel de Waresquiel, EPHE

Coupure des vacances de Noël.

Mercredi 10 janvier 2018 : Un régime honnête ? Souveraineté et vertu sous la IIIe République (1870-1940)

Frédéric Monier, université d’Avignon

Mercredi 17 janvier : Ville, pouvoir, corruption à l’époque contemporaine : histoire comparée et analyse localisée

Jens Ivo Engels, université technique de Darmstadt, et Frédéric Monier, université d’Avignon