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Equipe

Institut d'Histoire de la Révolution Française (IHRF)

 

IHRF-IHMC
(UMR8066, CNRS/ENS/Paris 1)

 

Fondé en 1937 à l’initiative de Georges Lefebvre, l’Institut d'Histoire de la Révolution Française est rattaché à l’UFR d’Histoire (09) de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.
Présentation complète

 

17, rue de la Sorbonne

Esc. C, 3e étage

75005 Paris

Opens window for sending emailCourriel IHRF

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Chargé de communication

Opens window for sending emailAlexis Darbon

 

Bibliothèque

Lundi et mardi : 14 h – 17 h 30
Mercredi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 17 h 30
Jeudi : 9 h 30 – 13 h
Vendredi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 16 h
 

Thomas Corpet

Tél. : 01 40 46 33 70

Opens window for sending emailbiblio.ihrf@univ-paris1.fr

Accès direct à la bibliothèque

 

   
   

Thèse

Thèse : Tolérer et Réprimer : prostituées, prostitution et droit de cité dans le Paris révolutionnaire (1789-1799), soutenue sous la direction de Pierre SERNA le 7 décembre 2013, Université Paris 1, mention très honorable avec les félicitations à l'unanimité

Jury :

- Monsieur Jacques-Olivier BOUDON, Professeur à l’Université de Paris IV-Sorbonne
- Monsieur Philippe BOURDIN, Professeur à l’Université de Clermont-Ferrand
- Madame Dominique GODINEAU, Professeure à l’Université de Rennes II
- Madame Carla HESSE, Professeure à l’Université de Berkeley Californie
- Madame Sylvie STEINBERG, Maîtresse de conférences HDR à l’Université de Rouen

 

Mots-clés : Prostitution, Police, Paris, Révolution française, Espace public, Bonnes mœurs, Genre, Classes populaires, Sexualité.

Résumé : Dans cette thèse, nous nous proposons de mener une histoire des « femmes infâmes » en Révolution, de penser le défi constitué par la prostitution au nouvel ordre révolutionnaire puis républicain, de même que les stratégies mises en œuvre par ses différents protagonistes – le législateur, le policier et la prostituée –. Il s’agit donc, non seulement de mettre en lumière un univers singulier du Paris révolutionnaire, mais aussi d’interroger la Révolution en utilisant la prostitution parisienne comme caisse de résonance de dynamiques sociales et sexuelles situées. Si la Révolution, par l’imposition d’un régime juridique libéral, a dépénalisé la prostitution, elle a aussi contribué de façon décisive à sa mise en administration par l’appareil policier. Entre tolérance, surveillance et répression, ce dernier contribue à instituer une catégorie de jeunes femmes des classes populaires en une classe licencieuse placée aux confins de la citoyenneté vertueuse et à organiser les prémices du régime réglementaire de la prostitution dit de « tolérance ». Aussi souhaitons-nous revisiter la question du droit de cité des femmes de la Révolution française sous un angle décalé. À travers l’étude de la prostitution en Révolution, c’est la question du droit à la cité – son espace tant matériel que symbolique – des prostituées que nous souhaitons approfondir afin d’analyser, à l’heure de la dépénalisation, leurs modes d’existence et d’expérience dans le Paris révolutionnaire.

 

 

Toleration and Repression: Prostitutes, Prostitution and Rights to Public space in Revolutionary Paris (1789-1799)


Keywords : Prostitution, Police, Paris, French Revolution, Public Space, Common Morality, Gender, Class, Sexuality.

Abstracts : My dissertation analyzes the challenge posed by prostitution to the new social order promoted by the French Revolution and the strategies implemented by its main protagonists: the legislator, the policeman and the prostitute. I argue that the French Revolution gave birth to our modern “tolerance” system of prostitution. By both decriminalizing sex work but policing its visibility in the public space, the governments of revolutionary France, rather than fully acknowledge prostitution, placed a group of young lower-class women identified as “femmes publiques” under police supervision and consigned them to the margins of the civic community. My work not only highlights the specific subculture of prostitution in Revolutionary Paris at the end of the 18th century but also, at the same time, questions the French Revolution using Parisian street-level prostitution as a sounding board for grasping social, gender and sexual dynamics of this pivotal period. Thus, I seek to revisit the issue of the citizenship of women in the French Revolution from a different perspective, probing the prostitutes’right to the new civic public space – appreciating both the material and symbolic significance of this space –, and analyzing their modes of existence and experience in revolutionary Paris, at the time of decriminalization.