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Equipe » Virginie MARTIN » Thèse

Thèse

 

La diplomatie en Révolution. Structures, agents, pratiques et renseignements diplomatiques. L’exemple des diplomates français en Italie (1789-1796), sous la direction de Jean-Clément Martin (Université Paris 1), 2011, 3 vol.

 

Thèse soutenue le 28 novembre 2011 devant un jury composé de :

 

- Jean-Clément Martin (Université Paris 1)

 

- Marc Belissa (Université de Paris-Ouest Nanterre)

 

- Lucien Bély (Université de Paris IV)

 

- Gilles Bertrand (Université de Grenoble II)

 

- Antonino de Francesco (Université de Milan)

 

- Pierre Serna (Université Paris 1)

 

Mention Très Honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité.

 

 

Résumé de la thèse : La diplomatie de la Révolution française a-t-elle été une diplomatie révolutionnaire ? Peu étudiés, les acteurs et les pratiques diplomatiques de la Révolution demeurent aujourd’hui largement méconnus. Trop souvent réduite à une diplomatie de propagande révolutionnaire, ses agents ont été assimilés à des prosélytes de la Révolution davantage qu’à des acteurs diplomatiques au sens strict. En détruisant le modèle diplomatique hérité de l’Ancien Régime, la Révolution aurait en même temps fait disparaître l’ambassadeur comme acteur politique. L’apparition des deux néologismes diplomate et diplomatie et l’abondance des sources diplomatiques conservées pour cette période invitaient à réviser l’image d’une diplomatie sinon morte, du moins atone sous la Révolution. Pour déterminer la nature de cette diplomatie révolutionnaire, il convenait donc de combiner l’étude de la transformation du personnel, des normes et des pratiques diplomatiques françaises, avec une analyse des processus d’élaboration et des modalités de mise en œuvre de la politique extérieure sous la Révolution. Ce travail s’emploie donc à reconstituer les étapes de cette métamorphose « révolutionnaire » de la diplomatie - depuis sa « régénération » manquée sous la monarchie constitutionnelle, jusqu’à sa réinvention en une diplomatie nationale sous la République. Ces deux temps ont été étudiés autour de trois axes : une enquête prosopographique permettant de retracer l’identité et le parcours de ces diplomates et de mettre au jour les nouveaux critères du recrutement diplomatique ; une analyse des pratiques diplomatiques elles-mêmes, afin de mettre en évidence les ruptures induites par la Révolution dans les normes, les codes et les enjeux de la négociation et de la représentation ; enfin, une étude du renseignement diplomatique - sa confection (sur le terrain étranger), sa circulation (au sein des organes administratifs et institutionnels) et son impact sur la définition même de la politique extérieure. En faisant d’une charge honorifique une véritable fonction publique et en substituant à l’ambassadeur-courtisan le diplomate-fonctionnaire, la Révolution a contribué à professionnaliser la diplomatie et à transformer « l’art de négocier » en une science des intérêts nationaux.