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Manifestations scientifiques » Colloques » C 05-06/06/2008 Républicanismes et droit naturel à l’époque moderne

Institut d'Histoire de la Révolution Française (IHRF)

 

IHRF-IHMC
(UMR8066, CNRS/ENS/Paris 1)

 

Fondé en 1937 à l’initiative de Georges Lefebvre, l’Institut d'Histoire de la Révolution Française est rattaché à l’UFR d’Histoire (09) de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.
Présentation complète

 

17, rue de la Sorbonne

Esc. C, 3e étage

75005 Paris

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Chargé de communication

Opens window for sending emailAlexis Darbon

 

Bibliothèque

Lundi et mardi : 14 h – 17 h 30
Mercredi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 17 h 30
Jeudi : 9 h 30 – 13 h
Vendredi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 16 h
 

Thomas Corpet

Tél. : 01 40 46 33 70

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C 05-06/06/2008 Républicanismes et droit naturel à l’époque moderne

Républicanismes et droit naturel à l’époque moderne

Des humanistes aux révolutions des droits de l’homme et du citoyen

 

 

Colloque international (Paris)

5 et 6 juin 2008
IHRF – Paris 1 ; ICT– Paris 7 ; CHISCO – Paris 10

Présentation
Depuis la parution des principaux travaux de Caroline Robbins (The EighteenthCentury Commonwealthmen, 1958), de Zera Fink, (The Classical Republicans…,1962), de John G. A. Pocock (The Machiavelian Moment. Florentine Political thoughtand the Atlantic Republican Tradition, 1975, traduit en 1997) et de Quentin Skinner(The Foundations of Modern Political Thought, 1978, en français en 2001) pour neciter que les plus célèbres, de nombreux historiens ont labouré le champ de l‘histoiredes idées politiques à la recherche des continuités dans la tradition du républicanismedit "classique" et/ou de "l’humanisme civique".

A partir de ces recherches, des philosophes politiques comme Philip Pettit ouJean-Fabien Spitz ont également interrogé cette tradition. Les questionnementsactuels sur ce qu’il est convenu d’appeler la "crise de la démocratie" ne sont pasétrangers à cet intérêt renouvelé. Ces philosophes n’hésitent pas à revenir auxorigines historiques du républicanisme pour y puiser les éléments de réflexion leurpermettant de concevoir un nouveau républicanisme social et démocratique fondé surune conception de la liberté comme "non-domination". Les sources de ce "républicanisme classique" sont connues et délimitées :filiation aristotélicienne, expérience politique des cités italiennes, œuvre de Machiavel,réflexions des penseurs anglais, etc. Ses caractéristiques le sont également : apologiede la liberté politique positive contre les formes de la liberté négative, refus du luxe etdu commerce corrupteur, réflexion autour de la constitution romaine pensée commele modèle de la constitution mixte, mise en valeur de la common law, etc. Conçud’abord comme un paradigme s’appliquant au monde anglophone pour expliquer lesfiliations, les influences et les transmissions de l’Italie de la Renaissance à l’Angleterredu XVIIe siècle et à l‘Amérique coloniale, le républicanisme dit "classique" a eutendance à être utilisé par d’autres historiens comme un cadre général influençanttoutes les traditions républicaines nationales à l’époque moderne. Une telle approchefait sans doute l’économie des liens plus complexes entre traditions politiquesdifférentes, par exemple le nominalisme ou la tradition égalitaire et démocratique,avec l’apport majeur de la Révolution hollandaise et de la pensée spinoziste mise enacte dans la lutte contre la domination religieuse et tyrannique en Europe. Enfin, il estfrappant de constater la faible place occupée dans l’historiographie du républicanismedit "classique" par l’école du droit naturel moderne et du droit des gens. Existe-t-ilune ou des traditions non-machiavéliennes du républicanisme en Europe ? Lestraditions républicaines espagnole, italienne, hollandaise, française, genevoise etsuisses relèvent-elles du républicanisme "classique" tel qu’il apparaît dans l’historiographie anglo-saxonne ? ou existe-t-il des traditions nationales originalesprésentant des liens plus étroits avec l’école du droit de la nature et des gens ?Comment s’articulent ces différentes conceptions républicaines ?

Ces questions ont connu un début de réponse dans les deux volumes parus en2002 dirigés par Martin Van Gelderen et Quentin Skinner. Les contributionsregroupées dans cet ouvrage ont élargi le champ d’étude du républicanisme ens’intéressant aux thèmes de l’antimonarchisme, du citoyen, de la constitution, desvaleurs républicaines, à la place des femmes dans la République et au rapport tenduentre société commerçante et vertu républicaine. Les études sur les Provinces-Unies,l’Italie, la Pologne, les Pays-Bas autrichiens, l’Allemagne, l’Espagne ont permis dereplacer les traditions républicaines dans une perspective réellement européenne. Ilreste beaucoup à faire, en effet, nombre de ces travaux concernent la premièremodernité et abordent peu la question des synthèses républicaines dans la secondemoitié du XVIIIesiècle et surtout pendant la Révolution française.

Au cours des deux dernières décennies, le champ des études révolutionnairess’est d’ailleurs largement renouvelé. La réinscription du politique dans lesproblématiques du droit naturel moderne, travaillées par le mouvement populaire et ledébat d’assemblée, a ouvert des pistes fécondes. L’approche de la questionrépublicaine a gagné en complexité en sortant du débat sur les formes dugouvernement pour s’attacher aux principes qui définissent ce qu’est une société justeet comment la réaliser. Dans cette perspective, la Révolution française est constituéepar le conflit des conceptions de la république, c’est-à-dire des conceptions de laliberté.

Des travaux comme ceux de Florence Gauthier (Triomphe et mort du droitnaturel en Révolution, 1992) ou ceux de Raymonde Monnier (Républicanisme,Patriotisme et Révolution française, 2005), mais aussi la réflexion menée dans lecadre du séminaire L’Esprit des Lumières et de la Révolution, ont commencé à poserla question des synthèses républicaines des Lumières et surtout de leur mise en actiondans la Révolution française. Le colloque que nous proposons de tenir à Paris en 2008 entend prendre sa place dans ce cadre général. Le débat actuel sur le républicanismemontre que le paradigme républicain de la civilité échappe aux modélisations rigideset qu’il occupe une place centrale dans le dispositif des traditions politiques quitraversent pensées, débats, et pratiques politiques tout au long des Temps modernes.Il s’agit de multiplier les points de vue et les apports permettant de mieux cerner leconcept de républicanisme à l‘époque moderne et la variété des traditionsphilosophiques et politiques qui s’en réclament, ainsi que de penser la ou lessynthèses entre républicanisme et jusnaturalisme, non seulement pendant la premièremodernité, mais aussi à la fin du XVIIIesiècle et pendant la Révolution française.

Les organisateurs du séminaire L’Esprit des Lumières et de la Révolution et lecomité de rédaction de la revue en ligne Révolution Française.netMarc Belissa (Paris X), Yannick Bosc (IUFM Rouen), Françoise Brunel (ParisI), Marc Deleplace (IUFM Reims), Florence Gauthier (Paris VII), JacquesGuilhaumou (CNRS), Fabien Marius-Hatchi (Paris VII), Sophie Wahnich(CNRS)

 

 

Programme

Jeudi 5 juin 2008, Paris VII Denis Diderot, salle des thèses de l’Université de Paris VII Denis Diderot Immeuble Montréal, 103 rue de Tolbiac, 75013 Paris

Introduction du colloque 9h00-9h30 Un membre du comité scientique (à confirmer)

Républicanisme des Humanistes aux LumièresPrésidence : Françoise BRUNEL (Paris I)

- 9h30 -10h00 Joachim MIRAS (Barcelone), Res Publica : la pensée politique de Francisco deVitoria

- 10h00 – 10h30 Abdelaziz LABIB (Tunis El Manar), Mably des Droits et devoirs du citoyen aux Observations sur le gouvernement et les lois des États-Unis d’Amérique : ambiguïté oucomplexité d’une théorie républicaniste ?

- 11h00 - 11h30 Monique COTTRET (Paris X) : "Rome n’est plus dans Genève"

- 11h30 - 12h00 Marc BELISSA (Paris X), Construire, reconstruire la république polonaise :Mably et Rousseau

- 12h00 -12h30 discussion

- 12h30 -14h déjeuner

1792-1795 Fondations – refondations républicainesPrésidence : Marc BELISSA (Paris X)

- 14h00 -14h30 Sophie WAHNICH (CNRS), La Déclaration des droits de l’homme et du citoyenet ses fondements dans les arguments et les pratiques des révolutionnaires en 1792

- 14h30 -15h00 Marc DELEPLACE (Reims), Comment sortir de l’anarchie : un paradoxerépublicain en l’an III ?

- 15h00 -15h30 Yannick BOSC (Rouen), Thomas Paine contre Boissy d’Anglas. Le conflit desconceptions de la république

- 15h30 -16h00 discussion

***

Vendredi 6 juin : Paris VII Denis Diderot, salle à déterminer

Modèles républicains en révolution Présidence : Florence GAUTHIER (Paris VII)

- 10h30 -11h Raymonde MONNIER (CNRS), Nedham, Machiavel ou Rousseau ? Autour de latraduction par Mandar de The excellency of a free state

- 11h00 - 11h30 Pierre SERNA (Paris I), De l’ordre social à l’art social, les contradictions d’unmodèle républicain entre 1780 et 1800

- 11h30 - 12h00 Emilie BRÉMOND (Paris VII), La souveraineté populaire, seul vrai système démocratique ? D’après les textes de J. P Marat

- 12h00 -12h30 discussion

- 12h30 -14h déjeuner

Républicanisme, égalité, droit à l’existence Présidence : Jacques GUILHAUMOU (CNRS)

- 14h00 -14h30 Antoni DOMENECH (Barcelone), Républicanisme et revenu d’existence

- 14h30 -15h00 Jean-Pierre GROSS, Domesticité, travail et citoyenneté en l’an II

- 15h00 -15h30 Florence GAUTHIER (Paris VII), La place des femmes dans l’espace public.L’idée d’une galanterie républicaine chez Robespierre

- 15h30 -16h00 Magali JACQUEMIN (Paris VII), Étienne Polverel, commissaire civil à Saint-Domingue (1792-1794) ou les principes de la république face au défi de la liberté générale

- 16h00-17h30 Table ronde : républicanisme et droit naturel, quelle actualité ?