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Manifestations scientifiques » Colloques » C 3-5/12/2012 la Traduction

Institut d'Histoire de la Révolution Française (IHRF)

 

IHRF-IHMC
(UMR8066, CNRS/ENS/Paris 1)

 

Fondé en 1937 à l’initiative de Georges Lefebvre, l’Institut d'Histoire de la Révolution Française est rattaché à l’UFR d’Histoire (09) de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne.
Présentation complète

 

17, rue de la Sorbonne

Esc. C, 3e étage

75005 Paris

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Chargé de communication

Opens window for sending emailAlexis Darbon

 

Bibliothèque

Lundi et mardi : 14 h – 17 h 30
Mercredi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 17 h 30
Jeudi : 9 h 30 – 13 h
Vendredi : 9 h 30 – 13 h | 14 h – 16 h
 

Thomas Corpet

Tél. : 01 40 46 33 70

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Accès direct à la bibliothèque

 

   
   

C 3-5/12/2012 la Traduction

colloque sur la Traduction

 

Colloque international, Paris, 3-5 décembre 2012

Pratiques et enjeux scientifiques, intellectuels et politiques de la traduction (vers 1660-vers 1840)

Organisé par Patrice Bret et Jean-Luc Chappey dans le cadre du programme de l’ANR Euroscientia.

Avec le concours du Centre Alexandre Koyré/UMR 8560-CNRS-EHESS-MNHN, du Laboratoire Identités, Cultures, Territoires/Université Paris VII Denis Diderot, du Centre de recherche en histoire des sciences et techniques/Cité des sciences et de l’industrie/Universcience et de l’Institut d’histoire de la Révolution française/Université Paris I Panthéon–Sorbonne.

Si la traduction doit être invisible pour le lecteur (Lawrence Venturi), elle l’a été aussi trop souvent pour les historiens des sciences et des idées, comme si un texte n’était pas affecté par la translation d’un écrit d’une langue vers une autre et si sa réception dans un contexte culturel différent allait de soi, comme si traduire était un acte neutre porteur d’une évidence universelle. Or une traduction est le fruit d’altérations, d’adaptations et de négociations intellectuelles et matérielles, elle est porteuse d’enjeux scientifiques, intellectuels et politiques. Les travaux les plus récents (Pascale Casanova, Gisèle Sapiro...) ont montré que la pratique de la traduction s’inscrit, participe et souvent renforce des logiques de pouvoir et de domination entre des sociétés, des États et des nations différents. Ce sont ces pratiques et ces enjeux qu’il s’agit d’étudier de la fin du XVIIe au milieu du XIXe siècle, au cours d’une époque marquée par le développement des échanges culturels intra-européens (Michel Espagne, Michael Werner, Ann Thomson…), par le lent et inexorable déclin du latin au profit des langues vernaculaires (Françoise Waquet), par l’essor du mouvement académique et des journaux savants (Jeanne Peiffer et Jean-Pierre Vittu), par l’ouverture croissante des échanges culturels bilatéraux avec le monde arabo-musulman et les grandes civilisations asiatiques (Frédéric Hitzel, Pascal Crozet et Annick Horiuchi, Catherine Jami), par le mouvement des Lumières et des contre-Lumières, et par la Révolution française et l’irruption du mouvement des nationalités.

« Ni Dieu, ni les sciences – écrit Mersenne en 1640 – ne sont point liées aux langues, et en effet, chacune est capable d’expliquer toute chose ; mais le malheur est qu’il faudrait les entendre toutes. » La solution pour lui est d’organiser la traduction vers le latin, car « la maîtrise du latin apparaît en fin de compte comme un droit d’entrée tacite dans la République des Lettres. » (Fabien Simon). Deux cents ans plus tard, dans un monde plus extraverti, l’utopie de la langue universelle – latin ou français – est supplantée par la multiplication des traductions en langues vernaculaires. Outils de la fondation de langues nationales et de la construction des savoirs d’État, souvent encadrées et soutenues par les autorités, les traductions sont des armes non seulement pour alimenter les circulations d’idées entre les diverses nations, mais aussi (et surtout ?) pour affirmer des positions de pouvoir entre les diverses nations. Loin d’être une simple pratique de communication, la traduction occupe ainsi une position centrale dans les dynamiques scientifiques et politiques du XVIIe au début du XIXe siècle. Les traducteurs sont des acteurs majeurs dans la construction des rapports de force entre l’Europe et les autres continents, entre la France et l’Europe sous la Révolution, entre les diverses communautés scientifiques.

Il s’agit donc aussi de s’interroger sur la position, le statut des traducteurs et leur évolution. S’il convient de prendre en compte leur formation et les différents facteurs qui relèvent du caractère proprement intellectuel ou théorique de la pratique de la traduction, il convient également de mettre au jour les liens possibles avec le monde politique, administratif, militaire ou diplomatique. Agents ou bénéficiant du soutien des autorités, le traducteur se voit souvent confier des tâches officielles qu’il s’agit d’analyser, justifiant encore la nécessité d’étudier précisément les différentes figures possibles du traducteur.

Contacts : patrice.bret@yahoo.fr ; jlchappey@gmail.com

 

 

Lundi 3 décembre

Amphithéâtre Buffon, Université Paris VII - Denis Diderot

 

Matin

  • 9h00 : Accueil des participants
  • 9h30 : Ouverture : Liliane HILAIRE-PEREZ, directrice du laboratoire Identités, Cultures, Territoires/Paris VII, Jeanne PEIFFER, directrice du Centre Alexandre Koyré/UMR 8560-CNRS-EHESS-MNHN, Christine LEBEAU (Paris I) et Jakob VOGEL (IEP Paris), responsables de l’ANR Euroscientia
  • 9h50 : Introduction par Patrice BRET (CAK & ANR Euroscientia) & Jean-Luc CHAPPEY (Ea 127/IHRF/Paris I & ANR Euroscientia)

Thème 1 : Traductions, territorialisations et circulations des idées

Présidence : Koen Vermeir (SPHERE/Paris VII & ANR Euroscientia) et Michel Prum (ICT/Paris VII)

  • 10h20 : Catherine JAMI (SPHERE/Paris VII) : La traduction de manuels scientifiques européens en Chine sous le règne de Kangxi (1662-1722) : enjeux des langues et des disciplines
  • 10h45 : Florence D’SOUZA (Ea 4074/Cecille/Lille III & UMR 7528 Mondes iranien et indien) : Une comparaison de deux éditions en anglais de l’Histoire des Deux Indes de l’Abbé Raynal
  • 11h10 : Peter JONES (Birmingham) : Les traductions des Voyages en France de l’agronome Arthur Young à la fin de l’Ancien Régime
  • 11h35 :Discussions/Pause

Présidence : Liliane Hilaire-Pérez (ICT/Paris VII) et Catherine Jami (SPHERE/Paris VII)

  • 12h05 : Yumiko OHYAMA (Ea 127/CH2ST/Paris I) : Traduire les concepts techniques entre espaces culturels différents : la mise en œuvre de la Description de la fabrication des bouches à feu dans le Japon de la fin de l’époque d’Edo
  • 12h30 : Huiyi WU (Paris VII/Istituto italiano di scienze umane, Florence) : Un dialogue de sourds entre deux systèmes du monde : la cosmogonie d’un romancier chinois du XVIIe siècle traduite par un missionnaire jésuite français
  • 12h55 :Discussions/Déjeuner

 

 

Après midi

Thème 2 : Traductions, transferts et mutations des savoirs

Présidence : John Humbley (CLILLAC/Paris VII) et Laurent Dedryvere (ICT/Paris VII)

  • 14h30 : Florence CATHERINE (Strasbourg) : Histoire naturelle, médecine et politique : la traduction des œuvres d’Albrecht Haller
  • 14h55 : Michèle VIROL (Rouen & UMR 8596-Centre Roland Mousnier) : Traduire et éditer les écrits d’ingénieurs à la période moderne
  • 15h20 : Feza GÜNERGUN (Département d’histoire des sciences, Istanbul) : Une traduction partielle de La Méthode pour apprendre facilement la géographie de Jacques Robbe, par Petros Baronian à Istanbul (1733)
  • 15h45 : Discussions/pause

Présidence : Fabien Simon (ICT/Paris VII) et Marie-Noëlle Bourguet (ICT/Paris VII)

  • 16h30 : Patrizia DELPIANO (Dipartimento di culture, politica, società, Turin) : Éduquer à la lecture antiphilosophique au XVIIIIe siècle. Le Traité de la lecture chrétienne de Nicolas Jamin entre France, Italie et Espagne
  • 16h55 : Yasmine MARCIL (CIM Ea 1484/Paris III) : Entre France et Italie, le mémoire en faveur de l’inoculation de La Condamine
  • 17h20 : Discussions

 

 

Mardi 4 décembre

Cité des sciences et de l’industrie, Salle Painlevé

Matin

  • 9h30 : Accueil-café
  • 10h00 : Ouverture par Françoise BRETONNEAU, directrice de la Bibliothèque des sciences et de l’industrie/Cité des sciences et de l’industrie/Universcience

Thème 3 : Traductions et mutations du marché de l’imprimé

Présidence : Frédéric Hitzel (CETOBAC/EHESS) et Bruno Belhoste (Ea 127/CH2ST/Paris I)

  • 10h15 : Sabine JURATIC (IHMC/CNRS) : La traduction scientifique dans l’édition française au XVIIIe siècle
  • 10h40 : Irina GOUZÉVITCH (Centre Maurice Halbwachs/EHESS) : La traduction scientifique et technique et la naissance du livre laïc en Russie sous Pierre Ier
  • 11h05 : Mustafa KAÇAR (Département d’histoire, Istanbul) : Un ouvrage français inédit traduit et publié en turc au XVIIIe siècle : le Traité de castramétation de Lafitte-Clavé, le « Héros du Sultan »
  • 11h30 : Discussions/Déjeuner

 

 

Après midi

Thème 3 : Traductions et mutations du marché de l’imprimé (suite)

Présidence : Jeanne Peiffer (Centre Alexandre Koyré/CNRS) et Patrizia Delpiano (Dipartimento di cultura, politica, società, Turin)

  • 14h00 Ingemar OSCARSSON (Lund, Suède) : La traduction du suédois dans le Journal de sçavans (communication en anglais)
  • 14h25 Maria CONFORTI (La Sapienza, Rome) : Traduction de dictionnaires et création d’une langue médicale en Italie, 1820-1850
  • 14h50 Ellen MOERMAN (ANR Histoire des traductions en langue française) : Concurrence et coopération internationale : l’Histoire générale des voyages
  • 15h15 Discussions/Pause

Présidence : Jean-Luc Chappey (Ea 127/IHRF/Paris I) et Florence Catherine (Strasbourg)

  • 16h15 : Marie-Christine SKUNCKE (Litteraturvetenskapliga institutionen, Uppsala) : Le médecin botaniste suédois Carl Peter Thunberg sur le marché européen
  • 16h40 : Lorelai KURY (Fiocruz & UERJ, Rio de Janeiro) : Les Presses Royales de Rio de Janeiro et les traductions en histoire naturelle et médecine (1808-1820)
  • 17h05 : Discussions

 

 

Mercredi 5 décembre

Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, Salle 1

Matin

  • 9h00 : Accueil des participants
  • 9h15 : Ouverture par Pierre SERNA, directeur de l’IHRF, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne

Thème 4 : Figures, positions et statuts du traducteur

Présidence : Peter Jones (Birmingham) et Lorelai Kury (Fiocruz et UERJ, Rio de Janeiro)

  • 9h30 : Bernard GAINOT (Ea 127/IHRF/Paris I) : Helen Maria Williams, médiatrice culturelle dans la Décade philosophique
  • 9h55 : Marianna SAAD (Queen Mary University, Londres) La traduction du Journal de médecine de Simmons par Mazuyer
  • 10h20 Isabelle LABOULAIS (ARCHE/Ea 3400/Strasbourg & ANR Euroscientia) : Traducteur puis ingénieur : le parcours singulier de Jean-François d’Aubuisson de Voisins (1769-1841) au sein du corps des Mines
  • 10h45 : Discussions/Pause

Présidence : Antonino de Francesco (Milan) et Feza Günergun (Département d’histoire des sciences, Istanbul)

  • 11h25 : Charlotta WOLFF (Histoire européenne, Helsinki) : Le comte Carl Fredrik Scheffer, traducteur des physiocrates et promoteur de la monarchie renforcée en Suède
  • 11h50 Corinna GUERRA (Istituto italiano per gli studi istorici, Naples) : Les artilleurs-traducteurs et leurs ennemis (en anglais)
  • 12h15 : Discussions/Déjeuner (buffet sur place)

 

 

Après midi

Thème 5 : Traductions, patriotismes et nationalismes

Présidence : Pierre Serna (IHRF/Paris I) et Allan Potofsky (LARCA/Paris VII)

  • 14h00 : Antonino de FRANCESCO (Milan) : Traductions et révolutions atlantiques
  • 14h25 : Lorenzo CUCCOLI (Cultore della materia, Storia delle istituzioni politiche, Bologne) : Les traductions de textes techniques destinées aux officiers des armes savantes (Italie-France/France-Italie, 1750-1815)
  • 14h50 : Ferenc TOTH (Institut de recherches en sciences humaines/Académie des sciences, Budapest) : Tradition et traduction. L’évolution de la science militaire hongroise de la fin du XVIIe siècle au début du XIXe siècle
  • 15h15 : Discussions/Pause-café

Présidence : Bernard Gainot (Ea 127/IHRF) et Pascal Crozet (SPHERE/CNRS)

  • 16h00 : Foteini ASSIMACOPOULOU (Athènes), Konstantinoss CHATZIS (LATTS/IFSTTAR) et Georgia MAVROGONATOU (Open University, Grèce) : L’officier grec comme traducteur : grec ancien, sciences modernes et constitution de l’État grec (1830-1860)
  • 16h25 : Jean-Luc CHAPPEY et Virginie MARTIN (Ea 127/IHRF/Paris I) : Les traducteurs, rouages de la Grande Nation ?
  • 16h50 : Discussions

17h15 : Conclusions générales Par Christine LEBEAU, Ea 127/CRHM/Paris I, responsable de l’ANR Euroscientia